Dépêches de presse
Tous les matins en semaine, l'AGPB met en ligne des dépêches d'AGRA Presse qui vous intéressent. Durant la période estivale, toutefois, ces mises en ligne sont liées au rythme de l'actualité.

Dernières dépêches :

Pommes de terre : l’UNPT recommande une baisse des surfaces de 110 000 à 100 000 hectares
 03/02/2012
Eva Joly répond à Xavier Beulin : « il faut produire en accord avec la nature »
 03/02/2012
Agreste : le coût des intrants agricoles en hausse de 11 % en 2011
 02/02/2012
La vague de froid et les cours du pétrole tirent les prix agricoles
 02/02/2012
L’étiquetage « sans OGM » désormais possible
 01/02/2012
La baisse des livraisons d’engrais minéraux en France se confirme
 01/02/2012
La coopérative Lur Berri prend le contrôle du groupe Labeyrie
 31/01/2012
La Rabobank prévoit une baisse légère des prix des céréales
 31/01/2012
FNSEA et Coldiretti (Italie) veulent conditionner la convergence des aides Pac
 30/01/2012
N.Sarkozy veut instituer une TVA sociale entrant en application en octobre
 30/01/2012
F. Hollande s’engage à « défendre un budget européen ambitieux pour l’agriculture »
 27/01/2012
Tereos : progression de 57 % du bénéfice net sur l’exercice 2010-2011
 27/01/2012
InVivo annonce un chiffre d’affaires record de 6,1Mds€ sur 2010-2011
 26/01/2012
Les Jeunes Agriculteurs veulent résoudre « le problème financier » de l'installation
 26/01/2012
Baisse de 26 % en 10 ans du nombre de personnes travaillant sur les exploitations agricoles
 25/01/2012
Le soutien des biocarburants, bénéficiaire, fiscalement, pour l’État à partir de 2012
 25/01/2012
Inflation du cours des céréales : le président de la FAO dénonce l’influence de l’éthanol
 24/01/2012
Réforme de la PAC : les mesures d’urgence bien accueillies par les États membres
 24/01/2012
Pommes de terre : l’UNPT recommande une baisse des surfaces de 110 000 à 100 000 hectares - 03/02/2012Haut de page
 


L’Union nationale des producteurs de pommes de terre (UNPT) recommande une baisse des surfaces françaises de pommes de terre de 110 000 en 2011 à 100 000 hectares pour les emblavements 2 012. Son président, Patrick Trillon, a indiqué, lors de son congrès le 2 février à Reims, que « l’équilibre (du marché), au vu des rendements actuels, se situe pour la pomme de terre de conservation à 100 000 hectares ». Cette recommandation de réduire de 10 % les superficies fait suite à une situation de chute brutale de l’exportation, alors que c’est elle qui a assuré la croissance du marché ces dix dernières années. Ce 9e congrès de l’UNPT a été l’occasion de débattre des crises de surproduction, de la qualité, des variétés à promouvoir pour les prochaines années (productives ou qualitatives ?). Il en ressort que si le rendement doit être recherché pour être compétitif, la pomme de terre française est plus attendue sur sa qualité que sur son prix.
 

Eva Joly répond à Xavier Beulin : « il faut produire en accord avec la nature » - 03/02/2012Haut de page
 


Xavier Beulin, le président de la FNSEA avait demandé à chaque candidat que l’agriculture prenne toute sa place dans la campagne électorale pour l’élection présidentielle. Eva Joly, la candidate d’Europe Écologie Les Verts, dans une lettre ouverte à Xavier Beulin, lui a répondu être pleinement d’accord sur ce point. En revanche, dans sa lettre, elle présente une vision de l’agriculture aux antipodes de la vision de la FNSEA. « Je pense, écrit la candidate, que le modèle agricole actuel ne peut plus durer ». La France et l’Europe, affirme-t-elle, « ont construit progressivement un solide arsenal d’outils qui se sont mutuellement consolidés avec le temps : mécanisation, sélections variétale et animale, agrandissement des exploitations, spécialisation des cultures et des territoires, utilisation d’intrants chimiques… ». Et la candidate de dresser une liste de conséquences négatives. « Le projet que je propose vise à sortir de cette impasse, dit-elle, à redonner sens au métier d’agriculteurs. Il s’agit toujours de produire, bien sûr, mais en accord avec la nature et avec les hommes. Il faut installer des agriculteurs jeunes et moins jeunes qui ont un projet en accord avec la société, au lieu de poursuivre la logique d’agrandissement actuelle. Il faut aider l’ensemble des agriculteurs à vivre la transition nécessaire et progressive vers l’agro-écologie. »
 

Agreste : le coût des intrants agricoles en hausse de 11 % en 2011 - 02/02/2012Haut de page
 


Dans une note de conjoncture d’Agreste, parue le 1er février, il est fait état d’une hausse de 11 % des moyens de production agricole sur l’année 2011 par rapport à 2010. Selon Agreste, le prix d’achat de l’énergie et des lubrifiants est en moyenne en hausse de 19 % sur 2011 par rapport à 2010. En décembre 2011, les prix d’achat des engrais se sont légèrement rétractés, suite à une baisse des livraisons en France. Cette baisse a principalement été le fait des engrais simple azotés, dont les prix reculent légèrement fin 2011, alors que les cours des engrais phosphatés et potassiques seraient relativement stables. Cependant, le prix d’achat des engrais en 2011 est en moyenne supérieur de 22 % comparativement à 2010, mais reste inférieur à celui observé lors de la flambée des cours agricoles de 2008-2009, précise la note d’Agreste. Enfin, le prix des aliments simples pour le bétail serait en baisse de 2,1 % sur 2011, alors que dans le même temps celui des aliments composés augmenterait de 3,4 %.
 

La vague de froid et les cours du pétrole tirent les prix agricoles - 02/02/2012Haut de page
 


Après avoir progressé de 5 à 7 euros par tonne le 31 janvier, les prix des céréales et des oléagineux ont encore progressé d’environ 2 euros par tonne le 1er février sur les marchés à terme en raison des craintes liées à l’arrivée de conditions froides sur l’Europe. Les cours sont aussi tirés par un baril de pétrole approchant les 100 $ à New York. Les cultures ayant profité d’un hiver relativement doux jusque-là ont, pour certaines, dépassé le stade leur permettant de passer l’hiver. En Europe de l’ouest, c’est particulièrement le cas du colza et du blé dur. De plus, une chute brutale des températures en Ukraine et en Russie, atteignant -20 °C à -30 °C, a mis en état d’alerte les marchés agricoles. Ces derniers craignent pour les cultures de colza dont le développement végétatif, en avance, pourrait amener à leur destruction par le gel. De plus, des conditions sèches ne permettent pas une couverture neigeuse suffisante pour protéger les cultures de ces températures critiques. En France, selon les spécialistes le risque de gel est sérieux, mais un redoux pourrait être observé en début de semaine prochaine.
 

L’étiquetage « sans OGM » désormais possible - 01/02/2012Haut de page
 


L’étiquetage « sans OGM » est désormais possible pour tous les aliments issus de filières ne contenant pas d'organismes génétiquement modifiés, indique un décret paru le 31 janvier au Journal Officiel. Désormais, des étiquettes « nourri sans OGM » et « issu d'animaux nourris sans OGM » (pour les œufs et le lait) pourront être utilisées. Des mentions distinctes sont prévues selon que les animaux sont nourris avec des aliments contenant moins de 0,1 ou moins de 0,9 % d'OGM. Pour les ingrédients d'origine apicole (miel principalement), la condition est qu'ils proviennent de ruches situées à plus de 3 km de cultures génétiquement modifiées. Pour les produits d'origine végétale, des étiquettes « sans OGM » pouvaient déjà être utilisées pour les pousses de soja et pour le maïs depuis 2004. « Après quatorze ans d’attente, les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM, grâce à l’étiquetage spécifique officialisé aujourd’hui au Journal Officiel », s’est félicité l’association de consommateurs UFC-Que choisir.
 

La baisse des livraisons d’engrais minéraux en France se confirme - 01/02/2012Haut de page
 


Les retards sur les livraisons d’engrais en France s’accentuent à la fin novembre 2011, selon une tendance publiée par l’union des industries de la fertilisation (Unifa) le 30 janvier 2012. En azote, l’Unifa estime que les agriculteurs pourraient disposer de stocks non utilisés au cours de la campagne culturale précédente marquée par une sécheresse printanière. Les premiers apports d’azote aux champs n’ayant pas toujours été valorisés, cela a incité les agriculteurs à faire des économies en limitant l’utilisation de fertilisants. Les livraisons d’azote seraient ainsi en baisse de 17 % à la fin novembre 2011, comparativement à la même date l’année dernière selon l’Unifa. De plus, une minéralisation très active des sols à l’automne, en raison d’un climat plutôt chaud, a entraîné une absorption importante d’azote par les couverts intermédiaires et les colzas en particulier. Ceci pourrait entraîner de moindres besoins en fertilisants au printemps de la part des agriculteurs.
 

La coopérative Lur Berri prend le contrôle du groupe Labeyrie - 31/01/2012Haut de page
 


Une coopérative agricole française, la coopérative Lur Berri, basée dans les Pyrénées Atlantiques, a annoncé le 30 janvier avoir pris le contrôle de la société islandaise Alfesca, qui devient Labeyrie Fine Foods - dont les produits alimentaires de luxe sont connus sous la marque Labeyrie. Coopérative polyvalente, elle augmente sa participation de 49,9 % à 62,9 % du capital de Labeyrie Fine Foods, société qui vend notamment du saumon fumé, du foie gras et produits dérivés du canard gras. L’objectif de Lur Berri est de renforcer ses positions dans un groupe à forte image, et qui réalise un chiffre d'affaires de plus de 700 millions d'euros en Europe (principalement en France, Benelux, Suisse, Italie et Grande Bretagne). Le financement de l’opération a été assuré « avec l’appui actif » d’Unigrains, établissement financier des céréaliers.

 

La Rabobank prévoit une baisse légère des prix des céréales - 31/01/2012Haut de page
 


Selon un rapport Rabobank, le prix des céréales et des oléagineux devrait reculer légèrement en 2012. « Les fondamentaux des marchés des grains et des oléagineux se sont améliorés dans les derniers mois, mais ils restent serrés, spécialement en maïs où le ratio stock sur utilisation continue à être faible » indique le rapport. L’offre en blé devrait augmenter sensiblement sur le marché mondial avec le retour de la Russie et de l’Ukraine. Les volumes de production de blé sont aussi prévus en hausse aux États-Unis et en Australie. Concernant le soja, les tendances devraient rester positives. De fait, la demande en huile végétale est particulièrement soutenue par la demande chinoise et les stocks mondiaux sont à des niveaux historiquement bas. Enfin le rapport rappelle que ces prévisions dépendront largement des conditions climatiques.
 

FNSEA et Coldiretti (Italie) veulent conditionner la convergence des aides Pac - 30/01/2012Haut de page
 


À l’issue d’une rencontre entre les deux présidents de la FNSEA française et de la Coldiretti italienne, les deux organisations ont diffusé un communiqué estimant que la convergence des aides Pac entre les États membres ne peut se concevoir en dehors du rapprochement des conditions de vie au niveau européen (parité de pouvoir d’achat…) et des coûts de production. Selon les deux syndicats, le processus de convergence au sein de chaque État membre nécessite un délai suffisant et « une flexibilité maximale pour permettre une adaptation progressive des secteurs productifs sans remise en cause de pans entiers de la production par des évolutions trop brutales. » En outre, « les modalités du verdissement de la PAC ne devront pas être contradictoires avec les demandes exprimées à l’agriculture européenne en matière de compétitivité et de niveau de production. »
 

N.Sarkozy veut instituer une TVA sociale entrant en application en octobre - 30/01/2012Haut de page
 


À l’occasion de son interview sur les chaînes de télévision le 29 janvier, Nicolas Sarkozy a indiqué projeter la mise en place d’une TVA sociale (sans en indiquer ce nom) qui serait appliquée en octobre prochain. « La décision que le gouvernement proposera au Parlement sera d'exonérer la cotisation totale ou partielle des cotisations familiales ou patronales » entre 1,6 et 2,1 Smic, a-t-il indiqué. Les 13 milliards que coûterait cette mesure seraient financés par une augmentation de 1,6 point de la TVA à 19,6 % qui passera à 21,2 % sauf pour les produits de première nécessité et de 2 points de la CSG sur les produits financiers. Le premier ministre devait, ce 30 janvier, définir le calendrier de la mise en place des réformes annoncées par le président de la république.
 

F. Hollande s’engage à « défendre un budget européen ambitieux pour l’agriculture » - 27/01/2012Haut de page
 


Dans son engagement numéro 6, le candidat socialiste à la présidentielle François Hollande s’engage à « défendre un budget européen ambitieux pour l’avenir de l’agriculture dans sa diversité, en particulier pour l’élevage. » François Hollande insiste aussi sur le renforcement de l’organisation des producteurs pour rééquilibrer les rapports de force au sein des filières face à la grande distribution. S’affirmant résolument contre une simple politique de réduction des charges liées au travail (la TVA sociale par exemple), François Hollande veut « éviter toute improvisation, toute fuite en avant ». Jusqu’à quel point faudrait-il réduire ces coûts ? interroge-t-il avant de s’affirmer convaincu que « c’est par une politique d’investissement, de formation et de recherche » qu’on peut régler, pour le long terme, « le problème réel de compétitivité des entreprises françaises ».
 

Tereos : progression de 57 % du bénéfice net sur l’exercice 2010-2011 - 27/01/2012Haut de page
 


Le groupe coopératif a annoncé le 26 janvier un résultat net, après compléments de prix, en progression de 57 % à 237 millions d’euros, sur l’exercice 2010-2011 clos à la fin septembre. Le chiffre d’affaires affiche quant à lui une progression de 25 % à 4,4 milliards d’euros sur la même période. Ces résultats ont en grande partie été portés par la bonne tenue des prix du sucre, a expliqué Philippe Duval, président du directoire Tereos. Sur le prochain exercice, Tereos anticipe une nouvelle progression de son résultat net, grâce à de nombreux investissements. Le groupe prévoit de développer ses activités d’amidonnerie à base de maïs au Brésil grâce à sa prise de participation majoritaire à 68 % de la société brésilienne Halotek spécialisée dans la transformation du Manioc. La coopérative ambitionne également de conquérir le marché chinois. Une joint venture de Tereos Internacional avec Wilmar, le premier transformateur de produits agricoles en Asie a d’ailleurs déjà été acté. Tereos a en outre annoncé la transformation de son site de Lillebonne vers la production de gluten. Les coûts du blé étant trop importants, le site sera désormais consacré à la production de gluten, puis de glucose, avant de voir sa production d’éthanol se baser sur de l’alcool de betterave ou des carburants de seconde génération. Malgré tout, les dirigeants de Tereos restent inquiets quant à la concurrence brésilienne, et appel l’Europe à maintenir les quotas sucriers jusqu’en 2020.
 

InVivo annonce un chiffre d’affaires record de 6,1Mds€ sur 2010-2011 - 26/01/2012Haut de page
 


L’union InVivo a présenté, lors d’une conférence de presse à Paris le 25 janvier, un exercice 2010-2011 record. En enregistrant un chiffre d’affaires de 6,1Mds€, en hausse de 37,2 % par rapport à 2009-2010, le résultat net d’InVivo s’établit à 35M€ en 2010-2011, contre 27,7M€ en 2009-2010. « C’est le meilleur résultat depuis la création d’InVivo il y a dix ans » a déclaré Patrice Gollier, directeur général d’InVivo. Selon lui, « 53 % du chiffre d’affaires est réalisé en France, et 47 % à l’international principalement sur l’exportation de céréales et l’activité nutrition animale ». Le secteur le plus porteur est la section métiers des grains d’InVivo qui, en terme de volume et de prix, a enregistré de bonnes performances en 2010-2011. En revanche, Patrice Gollier estime que, compte tenu des prix actuels des céréales et des volumes de vente attendus en baisse suite au retour de la mer Noire sur le marché mondial, le chiffre d’affaires du groupe pour le prochain exercice devrait baisser d’un milliard d’euros.
 

Les Jeunes Agriculteurs veulent résoudre « le problème financier » de l'installation - 26/01/2012Haut de page
 


Jeunes Agriculteurs a réaffirmé, mardi 24 janvier, sa volonté de maintenir l'installation au cœur de ses préoccupations pour 2012. Et d'ambitionner « mille installations supplémentaires aidées sur cinq ans ». Pour ce faire, le syndicat entend solliciter les candidats à la présidentielle qu'il prévoit de rencontrer notamment lors du Salon de l'agriculture. Un travail sera aussi mené auprès des chambres d'agriculture qui ont en charge les missions d'installation. « Si l'on travaille bien avec les chambres », a tenu à préciser Jean-Michel Schaeffer, le président des JA, des « problèmes de personnes » avec les chambres, « dans certains départements », ne permettraient pas à des dossiers d'aboutir. En cause principalement, selon l'organisation : les 14 millions d'euros dédiés à l'installation il y a deux ans n'ont pas été reconduits. D'où les tensions. « Aujourd'hui, l'enveloppe est de deux millions d'euros. Le problème de l'installation est surtout un problème financier à résoudre », a commenté Christophe Chambon, secrétaire général du syndicat qui a annoncé donner de nouveaux chiffres en matière d'installation lors de la semaine RGA (renouvellement des générations en agriculture) du 18 au 23 février.
 

Baisse de 26 % en 10 ans du nombre de personnes travaillant sur les exploitations agricoles - 25/01/2012Haut de page
 


Selon une étude d’Agreste Primeur parue le 24 janvier, 966 000 personnes travaillaient sur les exploitations agricoles de manière régulière en 2010, contre 1 300 000 actifs permanents en 2000. Une baisse équivalente à la baisse du nombre d’exploitations (-26 %), précise l’étude. Le volume de travail a, par contre, connu une contraction plus modérée de l’ordre de 21 % du fait d’une concentration des exploitations françaises. Le volume de travail par exploitation a donc progressé mécaniquement de 6 %. Le rapport met également en avant une part salariale plus importante dans l’agriculture. Les chefs d’exploitations représentaient 84 % des actifs permanents avec 811 400 personnes en 2010, contre 88 % 10 ans plus tôt. La part des salariés a donc augmenté en proportion mais accuse elle aussi une baisse en valeur absolue à 155 000 actifs, contre 164 000 en 2000. Le rapport pointe également une féminisation de l’activité agricole. En 2010, 27 % des chefs d’exploitations étaient des femmes, contre 24 % en 2000.
 

Le soutien des biocarburants, bénéficiaire, fiscalement, pour l’État à partir de 2012 - 25/01/2012Haut de page
 


À compter de 2012, le soutien des biocarburants devient bénéficiaire, fiscalement, pour l’État. C’est ce qu’a indiqué le président de la Cour des Comptes Didier Migaud en présentant le rapport public de la Cour sur la politique d’aide aux biocarburants. Si on agrège les deux filières, expliquait-il, sur la période 2005-2010, « le consommateur aura payé 2,77 milliards d’euros, le contribuable, à travers le budget de l’État, 0,82 milliard et les producteurs auront reçu 2,65 milliards d’euros ». Les projections font apparaître « qu’à partir de 2012, les deux filières rapporteront à l’État davantage que ce qu’elles lui coûtent par la défiscalisation et la politique publique reposera uniquement sur le consommateur pour 1,5 milliard sur la période 2011-2015 ». Estimant le bilan positif en ce qui concerne la politique agricole mais « pas aussi favorable qu’on pourrait le croire pour le bilan énergétique » ainsi qu’avec « une pertinence environnementale de plus en plus contestée », la cour des comptes « plaide pour un soutien plus modéré à une filière désormais structurée » mais avec « une protection douanière plus efficace en combattant les importations aidées ou contournant les réglementations ».
 

Inflation du cours des céréales : le président de la FAO dénonce l’influence de l’éthanol - 24/01/2012Haut de page
 


Lors du sommet international des ministres de l’Agriculture du 21 janvier à Berlin, le président de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture) José Graziano da Silva a confirmé la position de son organisation, à savoir que la production de biocarburant contribuerait à l’inflation des prix des matières premières agricoles. « (Je suis) réticent à l'idée d'utiliser de la nourriture pour fabriquer de l'énergie », a-t-il déclaré. Le président de la FAO a en outre vivement critiqué les États-Unis et leur politique agricole et énergétique. Le 1er producteur mondial d’éthanol consacre près d’un tiers de ses surfaces de maïs à la production d’éthanol. Depuis l’explosion des prix des matières premières agricoles de 2008, la FAO a déjà condamné à plusieurs reprises la concurrence alimentaire que représentent les bioénergies.
 

Réforme de la PAC : les mesures d’urgence bien accueillies par les États membres - 24/01/2012Haut de page
 


« Il y a un soutien assez large à notre proposition d’une agriculture tournée vers le marché avec des instruments de gestion de crise dans tous les secteurs », s’est félicité le Commissaire européen à l’Agriculture Dacian Ciolos à l’issue de l’échange de vue sur l’organisation commune de marché (OCM) organisé par la présidence danoise de l’Union européenne, lundi 23 janvier, lors du Conseil agricole à Bruxelles. Un certain nombre d’États membres, notamment du Nord de l’Europe, ont néanmoins prévenu qu’il fallait que les mesures d’urgence restent temporaires et ne se substituent pas aux aides aux producteurs. De nombreux états membres, dont la France, ont critiqué la proposition de la Commission de supprimer les quotas sucriers dès 2015. À l’occasion de ce Conseil, un point a également été fait sur le virus de Schmallenberg. Après les Pays-Bas, l’Allemagne et la Belgique, le Royaume-Uni a annoncé avoir découvert quatre cas de cette nouvelle maladie animale qui touche les ruminants sur son territoire. La Commission a annoncé qu’elle allait réfléchir au financement de recherches pour apporter son soutien aux États membres touchés.
 


Réalisé par AGRA PRESSE - Reproduction interdite

Haut de page
 

  Conçu et réalisé par Magnitude