Tous les matins en semaine, l'AGPB met en ligne des dépêches
d'AGRA Presse qui vous intéressent. Durant la période estivale,
toutefois, ces mises en ligne sont liées au rythme de l'actualité.
Dernières dépêches :
 | Gestion des risques agricoles : la profession propose une formation destinée aux agriculteurs
| 19/03/2010 |  | Congrès de la FNSEA : Vincent Bolloré, « grand témoin » le mercredi 31 mars
| 18/03/2010 |  | Nouvelles valorisations : naissance d’une filière de miscanthus dans le sud de la Seine-et-Marne
| 18/03/2010 |  | L’Algérie va exporter de l’orge
| 17/03/2010 |  | Gestion des risques agricoles : l’Allemagne peu favorable aux assurances
| 17/03/2010 |  | Démarrage d’une usine pilote d’éthanol de peupliers OGM à Gand (Belgique)
| 16/03/2010 |  | Biodiversité : l’UE prend de nouveaux engagements
| 16/03/2010 |  | Nicolas Sarkozy laisse entendre que la taxe carbone pourrait être retardée
| 15/03/2010 |  | Consommation durable : les ventes de produits bio dépassent les attentes des distributeurs
| 15/03/2010 |  | FranceAgriMer : les exportations de céréales dans « un second souffle »
| 11/03/2010 |  | Le Brésil compte multiplier sa production de bioélectricité par 7 d’ici 2020
| 11/03/2010 |  | Xynthia : le département de Charente-Maritime fait le bilan de la tempête
| 10/03/2010 |  | Brésil : une récolte de grains prévue en hausse de 8,5 %
| 10/03/2010 |  | | | | Le 18 mars, les présidents de la FNSEA, des jeunes agriculteurs, de l'APCA, de Coop de France et de Groupama ont signé un accord concernant la mise en place d'une formation sur la gestion des risques agricoles destinée aux agriculteurs. « Nous cherchons à créer le réflexe de se poser la question : est-ce que globalement, je gère mes risques ? », a expliqué Vincent Magdelaine, directeur de Coop de France métiers du grain. Prévue sur deux jours, la formation va s'appuyer sur un classeur évolutif comprenant des fiches techniques. Elle devrait être prise en charge par Vivea au titre de la formation continue. Les cessions ne commenceraient pas avant le second semestre 2010.
| | | | C’est la surprise du 64e congrès de la FNSEA qui se déroulera les 30, 31 mars au 1er avril à Auxerre. Vincent Bolloré, l’industriel et homme d’affaires français, président-directeur général de Havas depuis 2005, grand groupe de communication au niveau mondial sera le « grand témoin » du congrès de la FNSEA. Depuis qu’il a racheté l’entreprise familiale de films et papiers minces pour un franc symbolique en 1981, il est à la tête d’un groupe de 33 000 salariés. Comme de nombreux hommes d’affaires, Vincent Bolloré entretient des relations étroites avec le milieu politique et plus particulièrement avec Nicolas Sarkozy. Même s’il est un héritier, la situation de l’entreprise familiale était dans une situation désastreuse lorsqu’il l’a reprise. Il a, sur cette base, réussi à bâtir un empire ce qui lui confère aussi un aspect « self-made-man ». En 2005, il a lancé la chaîne de télévision Direct 8, puis des quotidiens gratuits. C’est son expérience de patron ayant totalement transformé son entreprise qui aurait décidé la FNSEA à l’inviter à intervenir à son congrès. Et puis, Vincent Bolloré n’est-il pas propriétaire et exploitant, à travers son groupe, de milliers d’hectares de plantations en Afrique et en Asie ?
| | | | Un foyer de production, transformation et commercialisation de miscanthus est en train de se développer autour de Moret-sur-Loing, dans le sud de la Seine-et-Marne. Dans cette région frappée par la désindustrialisation, les élus « commencent à vouloir intégrer l’agriculture dans la boucle des activités de remplacement. Le miscanthus est une des solutions », a souligné Patrick Billard, agriculteur, élu lui-même en tant que maire d’une petite commune, lors d’une journée organisée le 17 mars par l’Association française des journalistes agricoles (AFJA). Sur 2 000 hectares en France, la Seine-et-Marne, avec 180 hectares, est un nouveau foyer de production. Cette culture est soutenue par les betteraviers, à travers leur association France Miscanthus, à la fois comme diversification et comme moyen de remplacer les combustibles fossiles dans les sucreries-distilleries, pour améliorer le bilan énergétique de l’éthanol. Les promoteurs du miscanthus, autour de Patrick Billard et de France Miscanthus développent aussi l’utilisation de la plante comme paillage, biomatériaux, y compris bioplastiques.
| | | | L’Algérie envisage d’exporter une partie de sa production d’orge qui a enregistré un record en 2009, comme toutes les autres céréales, a indiqué le 16 mars l’agence APS. Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a donné le « feu vert » à l’Office national interprofessionnel des céréales (OAIC) pour exporter de l’orge dont l’Algérie a produit 24 millions de quintaux, contre 24,3 millions de quintaux de blé dur et 11,3 millions de blé tendre, indique APS. Ce serait la première fois depuis 1970 que ce pays exporterait cette céréale, qu’elle a importé en grosses quantités durant 40 ans, souligne-t-on de même source. Cette opération d’exportation pourrait également être effectuée dans le cadre d’échanges avec du blé tendre dont l’Algérie demeure encore importatrice, ajoute APS. Le directeur général de l’OAIC, Kamel Kahal a précisé que cet échange pourrait se faire avec les fournisseurs traditionnels de l’Algérie en blé tendre dont les pays de l’Union européenne, les Etats-Unis et le Canada.
| | | | Si la France et l’Espagne misent sur les assurances pour gérer les risques agricoles ce n’est pas le cas de l’Allemagne. C’est ce qu’a réaffirmé Eckhard Engert, directeur des marchés et de l’aménagement social au ministère allemand de l’agriculture le 16 mars, à Madrid à l’occasion d’une conférence internationale sur la gestion des risques et des crises agricoles. « L’avenir va dépendre fortement des paiements directs que l’on pourra développer et qui sont des éléments très importants pour la stabilisation des exploitations, » a-t-il expliqué. En 2008 l’Allemagne s’est penchée sur le cas de l’assurance multirisque agricole. Bilan : le dispositif, difficilement compatible avec l’OMC lui est apparu trop coûteux au regard des résultats obtenus. « Si un important budget devait être consacré à ce sujet par la Commission, nous nous y intéresserions, a remarqué le responsable allemand, en marge de la conférence. Mais nous nous sommes pour l’instant contre cette idée ».
| | | | Une production d’éthanol de peuplier démarrera prochainement dans une usine pilote à Gand en Belgique, a-t-on appris à l’ouverture du congrès des biocarburants à Amsterdam le 15 mars. Les peupliers, plantés en mai dernier, viennent d’être récoltés, et seront transformés en éthanol de seconde génération dans l’usine pilote de Bio Base Europe, société commune constituée par Biopark Terneuzen (Pays-Bas) et Ghent Bio-Energy Valley (Belgique), a révélé Bio Base Europe à l’occasion de ce congrès. Une particularité de ces peupliers génétiquement modifiés, mis au point par l’Institut flamand de biotechnologie, est qu’ils produisent de faibles quantités de lignine, facilitant ainsi leur conversion en éthanol, précise Bio Base Europe.
| | | | « Enrayer la perte de biodiversité et la dégradation des services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020 » : tel est l’objectif ambitieux fixé par les ministres de l’environnement des Vingt-sept, le 15 mars à Bruxelles. Un objectif que l’Union s’était, en 2001, promis de remplir d’ici 2010, et qui ne le sera pas. Dans des conclusions sur un récent document de la Commission européenne proposant des « options possibles pour l’après 2010 », les ministres soulignent également que, « à l'horizon 2050, la biodiversité dans l'Union européenne ainsi que les services qu'elle fournit (devront être) protégés, évalués et rétablis ». Selon eux, si, en la matière, l’UE a pour l’instant échoué, c'est notamment à cause d’une « mise en œuvre incomplète de certains instruments juridiques », de l’ « intégration faible et incomplète dans les politiques sectorielles », de « connaissances scientifiques insuffisantes et d’une information déficiente », ainsi que d’ « un financement insuffisant ». En résumé, « les mesures n'ont pas été à la hauteur des objectifs » et « il est urgent d'agir ».
| | | | Après avoir indiqué qu’un changement de méthode devrait être adopté pour l’application des règles environnementales en agriculture, c’est la taxe carbone que Nicolas Sarkozy semble vouloir décaler dans son application. Dans un entretien au Figaro publié le 12 mars, il affirme : «Nous n’imposerons pas à nos industriels des contraintes si, dans le même temps, on autorise les importations venant de pays qui ne respectent aucune des règles environnementales à inonder nos marchés ». Et de promettre qu’il prendrait « le temps de la concertation, au niveau européen comme au niveau national ». La déclaration de Nicolas Sarkozy, qui n’avait jamais lié l’entrée en vigueur de la taxe carbone française à l’adoption d’un dispositif équivalent dans l’Union européenne (UE), intervient dans un contexte de fronde suscitée par cette mesure dans sa propre majorité.
| | | | « Les produits bio marchent mieux qu’on ne pouvait l’imaginer avec + 20% de croissance en grande distribution pour la deuxième année consécutive (contre 10% en 2007) et des pics à +50% et +70% sur certains produits », s’est félicité Jérôme Bédier, président de la Fédération du commerce et de la distribution, le 12 mars à Paris, lors d’une conférence de presse sur la consommation durable organisée par le ministère de l’Écologie. « Le problème est que l’agriculture française est en retard. Nous souhaiterions encore accélérer la production et que la bio deviennent une activité agricole normale », a poursuivi Jérôme Bédier, s’adressant à Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’écologie. Celle-ci a répondu que l’objectif de développement en volume de la bio pouvait être plus ambitieux encore et intégrer des objectifs de saisonnalité et de proximité. Par ailleurs, il a été question d’information environnementale sur les produits. Les distributeurs sont prêts à des opérations test avec les agriculteurs, sur des produits comme la viande et les fruits et légumes.
| | | | « Un second souffle est là » concernant les exportations de céréales, a expliqué Christian Vanier, responsable de l’animation des filières au sein de FranceAgriMer, en conférence de presse à l’issue du comité spécialisé céréales, le 10 mars, à Montreuil. Au total, la France exporterait près de 15,7 Mt de blé contre 15,5 Mt prévues en février, dont 8,8 Mt vers les pays tiers, soit 200 000 tonnes de plus qu’un mois plus tôt. La remontée du dollar par rapport à l’euro contribue à soutenir ce débouché. Cela ne suffira pas à alléger efficacement les stocks de fin de campagne, presque toujours aussi lourds. Ils monteraient à près de 4 Mt en blé, à 3,8 Mt en orge et à 2,4 Mt en maïs. Les responsables de FranceAgriMer ont notamment signalé la baisse des utilisations par les fabricants d’aliments du bétail, qui annoncent un recul de leur production de 6 %.
| | | | Le Brésil compte multiplier sa production de bioélectricité par plus de 7 d’ici 2020. Allan Kardec Duailibe, directeur de l’Agence nationale du pétrole du Brésil, a indiqué lors d’une conférence à l’ambassade du Brésil en France le 10 mars, que la production de bioélectricité passerait de 1 800 mégawatts en 2009 à 13 200 en 2020. La plus grande partie de la bioélectricité produite est un sous-produit de la combustion de la bagasse de canne dans les sucreries-distilleries. La production montera en puissance au même rythme que celle de sucre et d’éthanol. À ce propos, Allan Kardec Duailibe a ajouté que maintenant « d’importantes compagnies internationales viennent investir au Brésil » dans l’éthanol, car c’est « un business intéressant », citant notamment le partenariat entre le sucrier-éthanolier Cosan et la compagnie Shell. Après l’éthanol et la bioélectricité, le biodiesel : le B100 (biodiesel à 100%) représente 5% de part de marché au Brésil, et cette part devrait atteindre 12% en 2030, « mais nous l’atteindrons peut-être en 2020 ».
| | | | La chambre d’Agriculture de Charente-Maritime a fait un premier bilan, le 8 mars, des effets de la tempête Xynthia sur l’agriculture locale. Selon la Chambre d’agriculture, l’estimation est déjà très lourde et s’élève à plusieurs millions d’euros : «pertes occasionnées par l’eau dans les terres, récoltes non assurées pendant peut-être deux ans, coûts de gypsage, manque de fourrage et d’abreuvoirs en eau douce pour les animaux, remises en état des terrains...» Les charges de structure qui en résultent seraient de 800 euros/ha. Les services de l’État, le Conseil général, le Conseil régional, la MSA, les assurances ont mis en place des mesures pour soutenir les agriculteurs : calamités agricoles, fonds d’allégement des charges, exonérations des charges patronales, prises en charge des cotisations sociales suivant les cas... Le Conseil général et le Conseil régional, ont proposé chacun une enveloppe de 3 millions d’euros ainsi qu’une enveloppe spécifique de 150 000 euros afin de participer immédiatement à la reconstitution des stocks de fourrage, aux analyses de sols...
| | | | Selon les dernières estimations de l'IBGE (institut brésilien de géographie et de statistiques), la récolte de grains du Brésil devrait progresser de 8,5 % en 2010 par rapport à 2009, pour atteindre 145,1 Mt. La production de maïs monterait à 52,4 Mt, soit 1,8 % de plus que ce qui était prévu en janvier. Cette progression s'explique par les bonnes conditions de la campagne de production au Parana. Le record de 2009 serait dépassé de 2,6 %. En soja, la récolte monterait à 66,9 Mt, progressant de 1,2 % par rapport aux prévisions du mois précédent et de 17,4 % par rapport à l'an passé.
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